Dans cette rubrique, vous retrouverez les sentiments et les
pensées de Cathy C, femelle soumise.
Il ne veut pas que je l’appelle « Maître », pourtant quand je lui ai demandé comment je le reconnaîtrais, il a répondu : « quand tu me verras, tu sauras ! ».
Bien que cette réflexion, m’ait parue fort prétentieuse, il m’avait semblé, lors de nos discussions, si authentique et si sûr de lui qu’il m’avait redonné l’envie de croire en « Mon Autre ».
C’était un bel après midi d’hiver. Le temps était sec et presque ensoleillé.
Je portais une jupe noire bcbg et je me souviens du choix de la blouse, bleu marine et grise avec un col montant sur le cou qui ne laissait rien deviner.
Après tout, ce n’était qu’une simple rencontre entre 2 personnes bien élevées partageant
certains goûts particuliers.
Il m’avait dit de l’attendre en lisant ; alors, tranquillement, je lisais.
Je l’ai vu s’avancer et s’arrêter à ma table.
J’ai refermé le livre, oubliant d’y replacer le marque page et je l’ai salué avant même qu’il se présente.
Je me demande encore pourquoi « j’ai su ».
Il a proposé d’aller nous asseoir un peu plus loin et d’emblée, s’est chargé de mon manteau….Je l’ai suivi.
Comme il se doit, j’ai attendu qu’il s’installe, puis je me suis assise, les mains posées sur la table ainsi qu’il me l’avait demandé (je déteste mes mains aux ongles trop courts que j’avais vernis de rouge pour lui obéir !).
Il ne m’a paru ni bête, ni méchant, ni sévère, ni fou, parfaitement à l’aise, sûr de lui, cultivé et respectueux.
Il était de très agréable compagnie et qu’est ce qu’il parlait…….Moi, je l’écoutais.
Sa conversation était variée mais jamais il n’aborda le sujet qui nous attirait.
Au bout d’une heure ou plus, il a souhaité visiter ma ville et je devins, pour quelques
instants, son guide, attentive à ne pas le devancer, à ne pas m’imposer.
Nous parlions des tenues qu’il affectionnait, de nos goûts pour certains livres.
Il ne semblait pas pressé de rentrer.
Une fois chez moi, il profita que j’étais occupée pour sortir de la voiture, « sa valise ».
A cet instant encore, « j’ai su ». Cela n’avait rien à voir avec le contenu de cette dernière (quoi que…) ; j’ai reconnu le ton, le calme de sa voix, sa détermination, son autorité et son savoir faire.
Ce soir là, « j’ai su » que « ce Monsieur » serait capable de m’éduquer.
Ce soir là, je lui ai donné le droit de faire de moi « sa captive ».

